Fantasmagories

« Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou réel, et non plus s’il existe une différence entre rêver et vivre ».
Jorge Luis Borges

Fantasmagories est un travail réalisé durant une résidence pour le festival Planche(s) Contact à Deauville.
Les lieux dédiés au monde équestre ont participé à façonner l’image de cette petite ville de Normandie : foule envahissant les champs de courses le dimanche, lieux où rencontrer une certaine classe de population, parieurs… La ville – ses planches, ses parasols, ses courses – a été sur-représentée, par les médias tout comme par les peintres impressionnistes.

L’ambition de ce travail était de montrer l’envers du décor, de révéler des lieux vidés de tous les clichés qui les caractérisent. La fiction et l’onirisme s’immiscent alors dans l’univers des courses, remplaçant la théâtralité qui caractérise ordinairement ces lieux par un théâtre nocturne où les espaces photographiés acquièrent une certaine étrangeté, où l’on ne distingue plus le réel du factuel, l’animal de la bête.