À propos

BIO

Marie Leroux est une photographe française diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles (2013), et d’un Master en Arts Plastiques, Université Rennes 2 (2010).
Elle est membre du Studio Hans Lucas et de Millennium Images.
Elle poursuit un travail de création photographique au croisement d’approches plastiques et documentaires. Ses diverses séries traitent de la question du territoire, associée à celle de l’identité, dévoilant des univers particuliers empreints d’onirisme, jouant de la limite ténue entre la réalité et la fiction, entre le visible et l’invisible.
En parallèle de ses projets personnels, elle répond régulièrement à des commandes pour la presse.


FORMATION

Post-diplôme – Centro de la Imagen, Lima, Pérou (2013-2014)
Ecole Nationale Supérieure de la Photographie, Arles, France (2010-2013)
Master de recherche en Arts Plastiques / Licence en Histoire de l’Art et Archéologie (2010)


PRIX/RESIDENCES


2020 – Finaliste Prix HSBC pour la Photographie // Finaliste Prix Mentor
2018 – Bourse d’aide pour la Photographie documentaire contemporaine, Centre National des Arts Plastiques // Finaliste Athens Photography Award
2017 – Finaliste Bourse du Talent #66 ( Paysage-Espace-Architecture) // Résidence de création, Alliance française de Bogota, Colombie
2016 – Résidence de création, Centre Artisttik Africa, Cotonou, Bénin
2015 – Finaliste Bourse du Talent #64 ( Paysage-Espace-Architecture)
2014 – Résidence de création, Centro de la Imagen, Lima, Pérou // Finaliste International Photography Award, Encontros da imagen, Braga, Portugal
2013 – Résidence de création, Festival Planche(s) Contact, Deauville // Finaliste Déclencheurs d’images, Toulouse
2012 – Résidence de création, Palais de l’Elysée, Paris // Sélection prix Voies off, Rencontres de la Photographie, Arles // Sélection festival Manifesto, Toulouse
2011 – Lauréate Prix Arca Swiss


EXPOSITIONS

2022 – Festival Manifesto, Toulouse // Festival 120, Marigny Le Lozon // Nuits Photographiques, Pierrevert // Festival Chambre 07, Ardèche
2018 – « A première vue », Galerie Maupetit, Marseille
2017 – « Fa Zan Gbe », Centre Artisttik Africa, Cotonou, Bénin
2016 – « Miradas cruzadas », El Ojo Ajeno, Lima, Pérou
2015 – « Regards croisés », Galerie Arena, Arles // Club des Directeurs Artistiques, Paris
2014 – « Retours d’ailleurs », Galerie Arena, Arles // « Ronde de nuit », Festival Voies Off, Arles // « Coopérateurs », Ecole Nationale Supérieure d’Architecture, Paris
2013 – Festival Planche(s) Contact, Deauville // WIP, Rencontres Internationales de la Photographie, Arles // « Echappées Belles », Chapelle Sainte-Anne, Arles // « Regards croisés », Mondonville
2012 – WIP, Rencontres Internationales de la Photographie, Arles // « La Répartition des rôles », Galerie Arena, Arles // Festival Voies Off, Arles // Festival Manifesto, Toulouse

PUBLICATIONS

Millennium Images
Fisheye Photo Review
Fenêtres sur l’Elysée
Planche(s) contact, Festival de photographie de Deauville
Échappées belles, Les diplômés de l’Ecole nationale de la photographie
Work In Progress, Fermer l’oeil
Coopérateurs, Collection carnet de recherches « Écriture et Photographie »
Qu’avez vous fait de la photographie ?
Manifesto, Festival d’images

Web/Presse : Our age is thirteen, Phases magazine, Der Greif, Influencia.net, Apar.tv, L’Oeil de la photographie, 9 Lives Magazine, Millennium Images, Fisheye magazine, Blind Magazine, Santé Magazine, Télérama, La Vie, La Croix …





« Ce qui compte, en littérature, c’est la mise au jour, ou la recréation, d’une substance psychique nouvelle », écrivait Nathalie Sarraute. Rester engoncer et étouffer dans une zone de confort est l’écueil  qui guette tout créateur. Jamais il ne peut être question de seulement se “ rassurer “ dès lors que la nécessité de faire est actée, le besoin est tout autre.

Être ailleurs a toujours caractérisé la position de Marie Leroux, insatisfaite de la facilité du spectaculaire et de l’évidence. Elle a toujours été adepte des promenades inconfortables, ces chemins de traverse qui offrent la possibilité de faire présence à l’impossibilité, au cordeau arpenter un gouffre béant, tout autant physique que psychique. Refusant tout dogmatisme elle préfère nous perdre au delà des poncifs d’espaces encerclés de rêves. Par cela elle échappe à la séduisante tentation exotique, ne se cantonnant pas par exemple dans ses dernières séries aux aspects esthétiques des territoires africains, pour se recentrer et se confronter à un état précaire, glissant entre deux eaux, où le théâtre des corps lutte face à l’offense de ne les offrir qu’à la simple vision. Il faut les regarder. Et pour cela il faut accepter la possibilité de basculer, de déborder, de perdre l’équilibre et d’ainsi dépasser toute dissimulation et concession. Aspiration chère à l’ethnographe Jean Rouch ou à des écrivains tels que Jack London qui seraient des fidèles accompagnateurs atmosphériques de Marie Leroux. 

Ses séries photographiques telles que « Ubac », « Intranquillités » ou « L’Heure Bleue », sont de ces expériences, de ces rituels de possession. La force qui réside dans ces différentes explorations réside dans ce qu’elles ont d’absolu, ces photographies ne se contentent pas seulement d’être image. Elles en sont, dans une fuite ambivalente, les fantômes et les ombres de celle ci. 

Ces errances déviantes dansent inlassablement dans des camaïeux nocturnes. Faites d’aspérités, elles transpirent pour former une ellipse dissonante. Marie Leroux offre simplement, humblement, à regarder, sans jeter en pâture. Intime sans pour autant être mélancolique, ses espaces photographiques sont inhospitaliers.

Elle s’évertue donc à combattre une politesse de la perception en nous proposant des mises en visions tranchantes et instables, elle ne conçoit pas l’acte photographique comme un acte conciliant. Et en cela elle contre toute vision confortable de la création ».

Michel Le Belhomme